J’arrive au Yorkshire House, je pousse la porte, le premier visage que je vois est celui de Jeremy Barnes, le dieu de la soirée. J’en ai la confirmation en voyant Heather, la violoniste, aller lui parler. J’ai le sourire aux lèvres.
Richard, l’organisateur, me salue en entrant. Il a du maquillage vert et des paillettes. La salle est déjà à moitié pleine. Moyenne d’âge, 30 ans. Ca change. Première partie (The Balkanics Band) qui donne envie de danser, l’ambiance est à la fête.
Deuxième groupe à oublier. Pas mal en soi, mais le public n’était pas là pour un suicide collectif, non, pas ce soir. Dommage. Ca serait passé nickel en première partie de Nick Drake…
Puis, a Hawk and a Hacksaw… ENFIN !!! Une bonne heure d’accordéon, de violon, de chants, de bruitages, de trompette… Une salle qui danse, qui crie, qui fait la ronde ! J’aime. Jeremy descend de scène et joue du tambour au milieu du public. La tension monte d’un cran, le public et survolté. Il faudra un bon moment avant d’entendre The moon under water, mais c’est l’apothéose en entendant les premières notes d’accordéon. La foule forme une ronde et s’essaie à des danses folkloriques bulgares.
Le groupe a une telle fougue que la salle est comme transportée sur un bateau à toute allure. Drôle d’impression, mais ça fait du bien quand même dans nos petits cœurs. J'aurais voulu voir Neutral Milk Hotel aussi.
Le concert se termine, des contacts se créent dans la salle qui se vide peu à peu. Des photographes, l’organisateur qui, après une dizaine de mails échangés, prend enfin l’apparence d’un être humain, une slovaque qui fait le tour d’Europe en vélo, mon ami Norvégien qui part, Johannes cherche des gens avec qui partager un taxi, une française qui vit au Pays de Galles.
Jeremy Barnes passe devant moi, trop intimidée je ne parviens qu’à balbutier quelques félicitations, il hoche la tête, part. Heather me sourit. Je m’endors.
12.4.08
7.4.08
En France on dit « Caprice des Dieux... le paradis sur terre ». Pfff… foutaises !!! S’ils savaient… Mon coin de paradis, moi, je l’ai trouvé. Il se situe sur une île. Plus précisément sur une île plus réputée pour sa malbouffe, sa grisaille et sa pluie perpétuelle. Là encore j’ai envie de crier « injustiiiiice » ! Les gens ne savent pas de quoi ils parlent, ou plutôt ils jugent sans même y mettre les pieds. Qu’ils les laissent et les traînent chez eux, on fait sans ici. Ici, c’est bien sûr la Grande Bretagne. La Grande Bretagne qui m’a ouvert ses bras il y a quelques mois et dans lesquels je me love depuis. Trop à dire sur ce pays, je vais pour cette fois m’en tenir à un trait caractéristique de la GB, qui n’est ni l’humour noir, ni l’amour pour le thé, mais tout simplement la beauté intérieure du peuple british…
Les Britons… que dire ? Un peuple tolérant, ouvert, qui ne juge pas, les gossips sont réservés aux stars, pas aux mortels comme toi et moi. Ouais, c’est ça en fait qui me manquait. Un endroit où les gens sont tolérants. Ou tu peux avoir des idées, des goûts, des préférences, un style, sans avoir peur de la réaction de l’autre. Où avoir les cheveux bleus et travailler dans un bureau est possible. Où être goth ou punk ne fait pas de toi un rebut de la société. Où tu peux sortir acheter du pain en pyjama sans que les gens se retournent sur ton passage. Tout simplement, les Anglais s’en foutent ! Si la liberté d’expression avait une nationalité, nul doute qu’elle serait Anglaise.
Si tu es une fille, essaie de compter le nombre de fois ou tu t’es fait siffler à Guillotière alors que tu étais en JOGGING ! Ici, je sors à minuit en mini jupe, short, talons… sans avoir jamais reçu une seule remarque. Les vraies anglaises, elles, préfèreront sortir à moitié nues (parce que le vestiaire coûte trop cher, me dit-on…), avec tout l’attirail (maquillées comme des voitures volées, talons aiguilles, pompons, paillettes à outrance) qui serait jugé obscène dans notre vieille Gaulle. A côté, la Française de base semble équipée pour une semaine de ski à Tignes. Mais les Anglais sont éduqués. Sifflements et gestes déplacés, ça n’existe pas. C’est à peine s’ils regardent. Etre regardées comme un bout de viande, les Anglaises, elles ne connaissent pas. Au contraire, ce sont elles qui chassent.
Les Britons… que dire ? Un peuple tolérant, ouvert, qui ne juge pas, les gossips sont réservés aux stars, pas aux mortels comme toi et moi. Ouais, c’est ça en fait qui me manquait. Un endroit où les gens sont tolérants. Ou tu peux avoir des idées, des goûts, des préférences, un style, sans avoir peur de la réaction de l’autre. Où avoir les cheveux bleus et travailler dans un bureau est possible. Où être goth ou punk ne fait pas de toi un rebut de la société. Où tu peux sortir acheter du pain en pyjama sans que les gens se retournent sur ton passage. Tout simplement, les Anglais s’en foutent ! Si la liberté d’expression avait une nationalité, nul doute qu’elle serait Anglaise.
Si tu es une fille, essaie de compter le nombre de fois ou tu t’es fait siffler à Guillotière alors que tu étais en JOGGING ! Ici, je sors à minuit en mini jupe, short, talons… sans avoir jamais reçu une seule remarque. Les vraies anglaises, elles, préfèreront sortir à moitié nues (parce que le vestiaire coûte trop cher, me dit-on…), avec tout l’attirail (maquillées comme des voitures volées, talons aiguilles, pompons, paillettes à outrance) qui serait jugé obscène dans notre vieille Gaulle. A côté, la Française de base semble équipée pour une semaine de ski à Tignes. Mais les Anglais sont éduqués. Sifflements et gestes déplacés, ça n’existe pas. C’est à peine s’ils regardent. Etre regardées comme un bout de viande, les Anglaises, elles ne connaissent pas. Au contraire, ce sont elles qui chassent.
Les idées en bataille
J’en peux plus. J’écoute ça en boucle jour et nuit. C’est tout simplement formidable. J’ai entendu ce groupe pour la première fois dans des clubs indie à Londres, sans savoir ce que c’était. C'est hype là bas. Ou bien je ne suis qu'une bouseuse Lancasterienne facilement impressionnée par quelques riffs ajoutés à des bip-bip dissonants. Le côté geek de la chose m’a plu, je m’imaginais le genre de forcenés en chemises à carreaux et lunettes à grosse monture. Quelques jours plus tard j’étais à HMV avec un pote qui me montre un CD « Tu connais Battles ? » « Non » « C’est un groupe math rock, ils sont bons ». Math rock, genre Don Caballero ? Ok, j’essaierai, généralement c’est du bon. Je rentre chez moi, j’allume mon ordi, direction Youtube. Et j’y reste scotchée pour le reste de la journée. Pas le rock math que je connaissais. Encore mieux. Encore plus puissant, plus électro, plus grunge, plus vibrant. Un vrai air de nerds comme prévu, mais je kiffe. Ces gars là sont vraiment bons. Des morceaux de 6 minutes, une structure rythmique atypique, qui ne cesse de changer et un batteur qui assure pour pouvoir garder le tempo tout le long et tenir le reste du groupe jusqu’au bout. Complexe à en perdre la tête. Presque pas de chant, et quand il est utilisé c’est plus à des fins expérimentales, ce n’est plus qu’un son modifié, distordu, légèrement crados. Bref, Battles c’est tellement dissonant que c’en devient mélodieux.
Par ici pour découvrir : http://fr.youtube.com/watch?v=IpGp-22t0lU
Et pour ceux qui s'attacheraient un peu plus à cette musique de malades mentaux, un petit live en cadeau... http://fr.youtube.com/watch?v=3PbYLafK1OU
Par ici pour découvrir : http://fr.youtube.com/watch?v=IpGp-22t0lU
Et pour ceux qui s'attacheraient un peu plus à cette musique de malades mentaux, un petit live en cadeau... http://fr.youtube.com/watch?v=3PbYLafK1OU
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