Ciné indé. J'entre dans la salle. Cold wave. Du Joy Division en fond. Rien d'étonnant. Mouais, pas sûr qu'ils l'aient fait en France.
Le film s'ouvre sur des airs de Velvet Goldmine (je prends des risques là, j'espère qu'aucun shoegazer ne passe par là à ce moment là...) Mais un velvet Goldmine en plus Mods. En plus noir aussi. Noir et blanc. Quelques références plus glam, un peu de Bryan Ferry (2HB), un peu de David Bowie (Jean Genie), du Iggy Pop aussi, des poses suggestives devant le miroir et du maquillage, c'est décidément le schéma à la Brian Slade... Mais après tout, pourquoi pas, puisque Bowie est une de leurs influences (cf leur premier nom : Warsaw)...
Mais ça ne dure pas. On rentre vite dans le vif du sujet. Des chansons qui s'intègrent paraitement dans le déroulement de l'histoire, meilleure compréhension. Des jeunes qui aiment la musique, qui montent leur groupe, qui deviennent célèbres. Cliché. Mais ajoutez à cela un mariage précoce, une âme d'artiste torturé et une santé délabrée. Voilà, vous avez saisi le coté sombre de Ian Curtis. Je n'ai pas envie de faire une review ni une critique du film. Pas de détails donc. A vous d'aller le voir. Je serais tentée d'ajouter "même si vous ne connaissez pas Joy Division". Mais je ne le dirai pas. Parce que vous perdriez les 3/4 de l'émotion qui se dégage de ce film. Je vous entends déjà me traiter d'élitiste, pouah! Tant pis. Je reste avec des belles images et de la bonne musique plein la tête, mes frissons et la larme à l'oeil, encore sonnée par cette oeuvre d'Anton Corbjin. C'est juste un peu plus poignant, le fait d'être à quelques dizaines de kilomètres d'où tout cela se passait il y a tout juste 30 ans. "Don't walk away in silence, don't walk away."
28.11.07
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