30.11.07

The Ghost Frequency

Une page myspace rappelant étrangement la police d'écriture des Cramps. Des photos de monsieurs punkabilly sautant dans les airs avec des pantalons trop court et des bretelles aux motifs de touches de pianos. C'était décidé, je devais aller les voir. Pour une fois qu'un groupe cool jouait à Lancaster. J'ai écouté les 2 premières notes, quand même. Et là le choc! Un groupe génial!! J'ai soudoyé tous les rockeurs dans l'âme possibles de Lancaster pour venir au concert avec moi.

Sugarhouse, on arrive en avance. Les guests commencent. Un genre de Mogwai, mais plus punk et toujours sans chanteur. Sympa mais un peu long.

Puis arrive LE groupe. Pemière chanson qui décoiffe. Je n'en croyais pas mes yeux. Un si bon groupe, dans ce bled paumé??? Je me suis dit que quelque chose devait clocher, que j'aurais la réponse quelques minutes après. Mais non, les chansons s'enchaînent, les petits gars transpirent mais toujours aussi énergiques, a bondir partout tel des lapins. Le chanteur a grave un bon look, rockabilly quand tu nous tieeeens. C'est déconcertant de voir quel acharnement ils mettent alors que le public ne semble pas trèèès réceptif. Heureusement nous sommes un bon groupe à l'avant, à danser, crier des "apoooooooil" désormais inhérents à chaque set où je me rends, et à se renverser éventuellement un peu de bière sur la tête par des mouvements trop enjoués. Karolina et moi gloussons à chaque cri un peu plus perçant ou chaque saut un peu plus haut du chanteur. "Nightmare", notre préférée (du peu que l'on connait certes..). Eclate totale. Johannes danse comme un fou furieux. Et soudain la musique s'arrête, le groupe part. Already???????? Pas possible. 45 minutes sont passées pourtant. On retourne à regret au bar, noyer notre déception dans du rhum coca. Encore.
On danse un peu, passant d'une salle à l'autre, de Joy Division à Rage Against The Machine, des Arctic Monkeys aux QOTSA, des Hives à du gros métal, en passant par notre désormais incontournable Prodigy, Smack My Bitch, morceau interminable mais tellement jouissif!
Je vais chercher Rebecca qui était au bar avec d'atres anglaises, pour venir danser avec moi. "What are you doing, come and dance with us! It's fucking rock'n'roll there". Elle me désigne un jeune homme à ces côtés et me préente. "err.. Hi, yeah... yeah...er...cool gig". Cet impressionnant rockabillyman ne doit finalement pas mesurer plus d'1m65, il commence à entamer la conversation, Rebecca prend plein de photos, telle une groupie! Arrive le pianiste. Même rengaine. Très sympatique. Sous l'effet de l'alcool, je me sens déjà l'âme d'une journaliste. Je le harcèle de questions dans mon anglais hésitant (beaucoup moins avec l'alcool, bizarrement..), mais il répond à toutes sans broncher. Brave gars. 20 minutes au moins, il aura tenu. Ma vessie était sur le point de rendre l'âme, heureusement qu'il a prétexté devoir retourner backstage. Je retourne vers mon groupe, toute joyeuse.
Arrive la dernière musique de la soirée, annoncée par le dj-geek. Mais nous ne sommes pas fatigués. Toute la salle s'unit et s'asseoit en plein milieu du dancefloor, imbibant ainsi nos vêtements de liquides douteux. Sitting dans une boîte. Jamais vu ça. Mais apparemment on a toruvé ça très drôle, m'a-t-on dit ce matin.

1 commentaire:

lily a dit…

Et allongé par terre devant la scène pendant un concert, jamais vu ça non plus, hein! ;)
Seuls les plus braves sont capables de tant d'audace! (et aussi les plus alcoolisés me direz-vous! Ou je sais, mais le Citron c'est un peu la maison, non??!)
En tous cas, ça a l'air bien sympa Sugarhouse, ma foi!
Au fait j t'ai répondu sur mon blog, je t'ai donné ton nom officiel de chavette!! ;)
xxx